Insertion paysagère des bâtiments agricoles

Comme toute construction, les bâtiments agricoles méritent d’être pensés dans un environnement humain et naturel suffisamment global pour optimiser leur chance de participer à un paysage partagé par le plus grand nombre.

Photo avec du recul d'un bâtiment agricole

Prendre du recul et observer les arbres - Photo : Claire Grimaldi (Chambre d'agriculture 79) - - © Chambre d'agriculture 79

« L’architecture est une expression de la culture. La création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant, le respect des paysages naturels ou urbains ainsi que du patrimoine sont d’intérêt public. »
Art 1, Loi sur l’Architecture du 3/01/1977

L’attention portée à l’image d’ensemble du siège d’exploitation est une plus-value, en particulier dans le cadre d’un accueil à la ferme ou de toute autre valorisation à but économique et touristique.

Observer le paysage et l’environnement du projet

Regarder le type de paysage dans lequel se situe le projet (plaine, bocage, vallée, marais…), puis le type de relief sur lequel se positionnera la construction (plateau, coteau, fond de vallée…) permet dans un premier temps d’évaluer l’incidence possible de la construction sur son environnement visuel.

Il faut d’ailleurs savoir prendre du recul, voire sa voiture, pour vérifier si la construction sera peu ou très visible depuis les routes environnantes, les points de vue dominants (parfois en lien avec des hameaux ou des fermes avoisinantes), les éléments de patrimoine connus et fréquentés, ou les itinéraires de randonnées.

Observer le contexte environnant aide également à comprendre sa composition générale (réseau de haies denses du bocage, ou palisses éparses de la plaine, présence de boisements…), ainsi que la flore locale qui pourra participer au volet paysager de la construction et optimiser les chances de reprise des plantations éventuelles.

Observer le site et la parcelle d’accueil de la construction

Après avoir vérifier l’opportunité « paysagère » d’implanter la construction sur un terrain et sachant mieux si ce projet nécessitera de fortes compensations visuelles ou un simple accompagnement végétal d’agrément, il s’agit d’analyser plus précisément le terrain en question :

  • Présente t-il une pente qui nécessitera « d’encastrer » le bâtiment dans la pente afin de réduire les mouvements de terre (équilibre remblais / déblais qui limite les terrassements artificiels et le rehaussement de la construction).
  • Existe-t-il des plantations qu’il serait judicieux de préserver dans leur fonction d’accompagnement végétal du projet (le positionnement du bâtiment pourra alors s’adapter à cette présence) ?
  • Existe-t-il des bâtiments mitoyens dont l’orientation et les lignes de faîtage peuvent apporter des indices pertinents sur la logique d’orientation du projet (positionnement nord-sud et est-ouest par rapport au microclimat) ? Comment la nouvelle construction s’enchaînera t-elle avec le rythme des bâtiments existants (enchaînement esthétique de l’ensemble des constructions) ?
  • Le projet intégrera-t'il des équipements particuliers de type panneaux solaires ? Et dans tous les cas se positionne t-il stratégiquement par rapport aux vents dominants et à l’ensoleillement ?
  • Le projet tient-il compte de la récupération ou de l’éloignement des eaux de pluie provenant de la toiture : stockage immédiat en chute de gouttière ou acheminement vers un exutoire selon des techniques évitant le « tout tuyau » tout en favorisant des abords de bâtiments praticables ?

Adapter le projet initial à l’analyse du paysage et du site

Bien que l’évaluation initiale des besoins soit à la source du projet et de l’idée globale du bâtiment à réaliser (volume nécessaire, organisation intérieure, ventilation, entrées et sorties par rapport au dessertes environnantes…), il serait idéal de pouvoir vérifier cette première estimation au regard des questions d’intégration, quitte à le faire éventuellement évoluer.

Le volume globalement estimé peut même dans certain cas se fractionner en deux volumes distants ou perpendiculaires entre eux… selon la forme du terrain la présence de structures végétales à préserver, l’orientation optimale…

Enfin, n’oublions pas que le projet reste susceptible d’évoluer dans le temps avec un réajustement de ses besoins et de son fonctionnement. C’est pourquoi il s’agit de ne pas être trop « juste » dans l’organisation de la parcelle et de ménager des marges de recul qui tiennent compte, elles aussi, de l’analyse de l’existant (relief, végétation, exposition…), ceci en vue d’agrandissements ou d’équipements complémentaires.

Les compléments d’informations

  • L’Inventaire des Paysages de Poitou-Charentes : Voir le site

Les fiches thématiques du CAUE :

  • Le réseau de partenaires locaux pour le conseil aux plantations : les Pays, Prom’Haies, etc.

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